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Je râle donc je suis

Ségolène la candidate du peuple

19 Juin 2011 , Rédigé par jeraledoncjesuis.over-blog.com Publié dans #articles partagés

Journal de campagne sur le net et IRL - semaine 24

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Cette semaine avait commencé par une âpre campagne sur le twitter avec le retour des attaques contre les "indéfectibles groupies" de Ségolène Royal et leur "secte de l'ordre juste". Tout celà venant évidemment de la concurrence tel un @NicolasBays se lâchant dans un tweet avant de se reprendre. Je pense qu'à l'image de @superpado, il faut prendre tout cela avec humour et garder son calme. C'est vrai qu'il est aisé de déraper car c'est difficile de faire taire nos vieilles rancunes. Nous ne sommes pas comme Ségolène qui dit avoir fait table rase du passé. C'est en celà qu'elle est une femme hors du commun, exemplaire et nous ses légions pas toujours disciplinées. 

 

La campagne s'est poursuivie IRL en fin de semaine avec la venue de Ségolène Royal à Montpellier. Pour l'occasion, j'avais décidé de me lancer dans le live tweet : un exercice de haute volée. J'ai ainsi tenté de raconter en quelques mots l'organisation de la salle sous la houlette ferme de l'ancienne journaliste @françoisedegois. Une salle devenue rapidement trop petite (à peine 250 places assises) pour les 700 personnes prévues à l'occasion. Outre des militants de DA venus des régions environnantes, le lieu s'était coloré d'habitants du quartier de La Paillade (Le quartier le plus populaire de Montpellier). Le tout débutait dans une ambiance joyeuse et chaude.

 

Après l'arrivée des plus proches soutiens de Ségolène, Delphine Bathot, Dominique Bertinotti et Guillaume Garot la salle s'est animée dans l'attente de celle que tous attendaient. Puis, elle est entrée sous les "Ségolène Présidente" et les vols de drapeaux "le changement" (généreusement prêtés par le PS). Brahim Abbou vint prendre la parole indiquant que c'était Ségolène qui avait insisté pour venir à La Paillade. Guillaume Garot à son tour vanta les mérites de Ségolène, celle qui avait déjà participé à une campagne et qui en avait toute la légitimité de candidate. Puis, ce fut le tour de Dominique Bertinotti ,la fidèle, qu'on entendit à peine car une provocation venant d'un type placé à l'entrée perturba son discours. Ségolène se leva alors, et monta sur scène comme la pro de la politique qu'elle est. Quelqu'un qui ne se laisse pas destabiliser surtout lorsqu'elle a un message à faire passer comme : "chaque jeune aura une raison de se lever le matin". Dans un quartier gangréné par le chômage, c'est fort. Plus fort que de souhaiter légaliser le canabis !

 

Après un discours bien rodé sur l'ordre social juste avec la volonté de bloquer les prix des produits de première nécessité et de limiter le pouvoir des banques qui spéculent, la "candidate du peuple" a cédé sa place à Delphine Bathot. Cette dernière n'a pu prononcer que quelques phrases car elle a été interrompue par une femme voilée qui brandissait un drapeau palestinien : "Ségolène barre-toi, La Paillade n'est pas à toi". A ce moment Ségolène a repris la main devant les journalistes qui se précipitaient pour filmer l'incident : "La démocratie est plus forte que la tentation totalitaire qui ne nous impressionne pas". "Je ne laisserai pas les quartiers aux intégristes" a-t-elle indiqué peu après. La réunion a fini dans la confusion aux cris de "Ségolène présidente" et cette dernière a disparu dans une salle attenante pour rencontrer des associations. 

 

Alors, même si j'étais déçue que tout se termine si vite, j'ai vu ce qu'était la démocratie vivante. Ce combat de tous les jours contre les totalitarismes qui rodent. J'ai vu une femme debout qui ne se démonte pas. Une femme courageuse qui est venu chercher les électeurs là où les autres ne s'aventurent plus. Une femme déterminée qui veut redonner de l'espoir dans la politique aux oubliés de la république. 

 

Au final, j'ai regagné mon beau village, loin du bruit, de la fureur et de la misère du monde. Et, j'ai rêvé. Oui, j'ai rêvé que la politique pouvait encore changer les choses. 

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kertesz danielle 24/06/2011 22:05


j'y étais et je pense aussi cela - ségolène est la seule à faire rêver, espérer- avec elle, dans ces réunions, la fraternité domine tout !